De la mouche de Mouchy à la mouche de La Rocque

Une grande fresque historique du 16ème siècle à nos jours, extrait :

Antoine de Mouchy (Called DEMOCHARES.)

Theologian and canonist, b. 1494, at Ressons-sur-Matz, near Beauvais, in Picardy; d. 8 May 1574, at Paris. In 1539 he was appointed rector of the University of Paris. He was also professor at the Sorbonne and canon Pœnitentiarius of Noyon. As inquisitor fidei he exerted his influence against the Calvinists. In 1562 he accompanied the Cardinal of Lorraine to the Council of Trent, and in 1564 was present at the Synod of Reims. Mouchy wrote a work in defence of the Mass (Paris, 1562), and edited the « Corpus juris canonici » (3 vols. fol., including the glossa, Paris, 1561; 4 vols. 8vo, without the glossa, Paris, 1547-50; 7 vols. l2mo, Lyons, 1554).

 
 
1540

Il était inutile de demander du secours aux hommes chargés d’en porter en pareil cas, c’est-à-dire aux agents de M. de Mouchy, grand inquisiteur de la foi en France. Ces agents, qu’on appelait les mouchis ou même les mouchards, couraient la ville le jour et la nuit, avec mission d’arrêter, il est vrai, tous ceux qui paraissaient suspects.

Mais ne paraissaient point suspects à MM. les mouchis ou les mouchards, comme on voudra les appeler, les bandes de malfaiteurs qui infestaient Paris, et plus d’une fois même, quand la circonstance avait paru opportune et que la dépouille promettait d’être opime, les agents de M. de Mouchy avaient prêté aide aux suspects, soit que les suspects appartinssent à la société des tire-soie, ou voleurs gentilshommes, qui n’attaquaient jamais que les gens de qualité, soit qu’ils appartinssent à la classe des tire-laine, pauvres hères, voleurs, de la dernière classe, et qui se contentaient de détrousser les bourgeois.

Outre les deux grandes catégories que nous venons d’indiquer, il y avait encore la compagnie des mauvais garçons, société de bravis enrégimentés et divisés en section, se louant pour assassiner, disons-nous, à tous ceux qui les honoraient de leur confiance. Et, constatons-le en passant, comme le nombre de ceux qui, dans ces temps d’amour et de haine, avaient à se débarrasser de quelqu’un était grand, le besogne ne chômait point.

Ceux-là non plus ne paraissaient point suspects aux agents de M. de Mouchy. On savait qu’en général ils travaillaient pour de nobles et riches seigneurs, voir même pour des princes, et on n’eût eu garde de les déranger dans l’exercice de leurs fonctions.

Restaient encore les guilleris, les plumets et les grisons, qui correspondaient à nos coupeurs de de bourses, à nos voleurs à la tire et à nos barboteurs. Mais ceux-là, c’étaient de tels faquins, que, parussent-ils suspects aux agents de M. de Mouchy, les agents de M. de Mouchy n’eussent point daigné se commettre avec eux.

À suivre…

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Une réflexion sur “De la mouche de Mouchy à la mouche de La Rocque

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